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Portraits

Valérie COTTEREAU Présidente – Fondatrice d’Artefacto

Valérie Cotterreau est une pionnière ! Architecte de formation elle fonde Artefacto en 1998. La société rennaise est aujourd’hui à l’avant-poste de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée. Très engagée sur le territoire, elle a reçu les insignes de l’Ordre national du Mérite des mains du Ministre Jean-Yves Le Drian en mai dernier.

Valérie Cottereau

Fille de fonctionnaires, Valérie Cottereau s’intéresse dans sa jeunesse à la scénographie.Elle décide de tenter le concours de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des mé-tiers d’art d’Olivier de Serres mais son appétence est contrariée lors de l’examen lorsqu’elle découvre le sujet imposé sur la tauromachie. « Je ne me sentais pas capée pour le sujet, et aujourd’hui je suis végétarienne ! », ironise-t-elle au micro de François Allet (Podcast Serial entrepreneurs). Son choix se porte finalement vers des études d’architecture qu’elle poursuit àRennes. En parallèle de ses cours, elle travaille chez François Paumier puis rejoint Perrin Martin à la Mézière. Arrivent les techniques 3D de simulation virtuelle. La technologie est particuliè- rement employée dans les concours d’architecture et Valerie Cottereau s’en empare très vite.

En 1998, Artefacto voit le jour. Le premier projet d’ampleur qui lance la société sur orbite est la visua- lisation 3D de la ligne A du métro de Rennes en 1999. Ce contrat signé avec la SEMTCAR (Sociétéd’Économie Mixte des Transports Collectifs de l’Agglomération Rennaise) ouvre alors à la jeune en-treprise le monde du transport et de la commande publique. Rapidement des demandes provenantde l’industrie du matériel roulant (trains, VAL, tramway) affluent avec des clients comme Siemenset Alstom. Aujourd’hui la société travaille avec de nombreux secteurs de l’industrie.

Artefacto se développe également autour d’un pôle Architecture et Promotion immobilière.

« La simulation virtuelle et la réalité augmentée dans ce secteur répondent principalement à deux objectifs. Le premier est de permettre aux agences répondant aux appels d’offres de présenter leurs projets aux décideurs, le second a des visées pédagogiques. Cela permet par exemple de visiter un musée avec un parcours pédagogique adapté ».

Parallèlement au développement de sa structure, Valérie Cottereau s’engage fortement sur le territoire. Elle devient membre du directoire de Rennes School of Business, membre du conseil de surveillance de Ouest-France et marraine pour YAO, fonds de dotation aidant les jeunes à créer leur entreprise. « J’ai beaucoup reçu de mes pairs et je trouve cela important de donner à mon tour. D’ailleurs en participant à ces actions j’apprends toujours énormément ! ».

En 2013, le jury des Oscars d’Ille-et-Vilaine récompense son parcours en lui remettant l’Oscar de la maîtrise des sciences et technologies. Forte de cette croissance constante, Valérie Cottereau construit le siège social d’Artefacto avec des bureaux à l’image de l’entreprise, ouvre un bureau à New-York la même année et exporte son savoir-faire et ses technologies dans de nombreux pays.

Depuis quelques mois l’entreprise pivote sur le monde de la formation « Ce nouveau pôle d’expertise commence à prendre une très grande place dans nos projets. Avec la réforme en cours, il devient compliqué d’assurer des sessions one to one. Le paysage se modifie et la for- mation se digitalise. Nos outils de simulation favorisent l’apprentissage des gestes métiers grâce à un casque de visualisation. Ils permettent aussi de mettre en sécurité l’apprenant en réalisant de la prévention pédagogique grâce à nos scénarios. Nous travaillons beaucoup avec le secteur de l’agro-alimentaire et du nettoyage ».

Artefacto développe aujourd’hui une solution SAAS, Urbasee disponible sur les plateformes de téléchargement. « L’idée est de continuer à grandir sur des revenus récurrents pour assu- rer la pérennité de l’entreprise. La société se reconstruit sur elle-même depuis toujours ». Le logiciel permet aux professionnels de charger leurs contenus 3D pour obtenir une simulation en réalité augmentée. Le cuisiniste, le menuisier, l’architecte… peuvent ainsi proposer à leurs clients de visualiser leur projet en réalité augmentée à partir de ses plans 3D. C’est un outil puissant en termes de commercialisation.

À ce jour, Artefacto compte une quarantaine de personnes pour 2,5 millions de chiffre d’affaires.

Étiquettes : Dirigeantspodcast
Karine Barbé

L'auteur Karine Barbé

Journaliste à 7 jours –
Particularité : digital addict

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