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Vie des entreprises

Logistique, transport, industrie, la supply chain * mobilisée

Quai de chargement Lobodis ce 26 mars.

L’approvisionnement s’organise en temps de crise. Si certains secteurs ont stoppé leurs activités (prêt-à-porter par exemple), d’autres les ont accentuées : alimentaire et santé.

Sans la logistique, pas de pâtes dans les magasins, pas de médicaments dans les pharmacies. Les entreprises de l’agroalimentaire tournent à plein régime, autant que possible, afin de réapprovisionner les rayonnages de magasins alimentaires, et éviter les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement.

Dans cet épisode sanitaire, les transporteurs et les salariés de la Supply chain * restent en grande partie mobilisés.

Le Cluster Bretagne Supply Chain propose aux entreprises du secteur de croiser leurs expériences, initiatives et bonnes pratiques par le biais d’une visioconférence chaque jour. BSC a renforcé sa veille logistique et économique, afin de tenir informées les entreprises régionales de l’actualité réglementaire qui pourrait les impacter, via une page linkedin et un groupe dédié (sa page LinkedIn dédiée – le Groupe LinkedIn dédié à ses adhérents)

*Les métiers de la Supply Chain comptent les industriels, distributeurs, prestataires logistiques, fournisseurs, transporteurs, ainsi que des organismes de formation dédiés. En Bretagne cela représente 90 000 emplois.

Après les grands bouleversements de la première semaine de crise du Covid-19, l’heure est à la continuité pour les entreprises de la Supply Chain. Il faut « tenir dans la durée ».

C-LOG

Le bras armé logistique du groupe malouin Beaumanoir (prêt-à-porter), comptant un entrepôt aux portes de Saint-Malo, livrait jusqu’alors 90 pays, chaque jour près de 1 500 magasins en Europe et 1 000 points de vente en Chine. L’entreprise a stoppé temporairement ses activités en Chine dès janvier, et en France dès la première semaine de confinement. Au-delà de l’arrêt des activités en magasins de prêt-à-porter et de la baisse conséquente des envois de colis, l’objectif était de laisser les surfaces de travail sans contact pendant au moins 5 jours. L’activité a depuis repris en équipes limitées et volontaires, pour répondre aux demandes urgentes des clients. En Chine, l’activité a repris.

Lobodis

Torréfacteur de café depuis 30 ans, basé à Bain-de-Bretagne, Lobodis poursuit son activité, livrant à l’ensemble du réseau de points de vente en France. « Nous avons plus de commandes, de l’ordre de +20 % la première semaine de crise », précise Frédéric Lerebour, directeur exécutif de Lobodis.

L’entreprise compte 25 salariés, et travaille habituellement en partenariat avec l’atelier de production de l’Esat de Bain-deBretagne.

« Nous n’avons aucun problème de transporteurs pour alimenter les entrepôts et points de vente, toute la chaîne est mobilisée ».

« Les personnes handicapées sont vulnérables elles sont donc à l’abri lors de cet épisode. Ce sont des volontaires, moniteurs et salariés de l’ESAT qui se sont mobilisés pour continuer à produire le café, avec quelques collaborateurs externes. Tout cela avec toutes les précautions sanitaires ». Les commerciaux Lobodis restent chez eux, confinés sans activité ; d’autres salariés des fonctions supports sont en télétravail, et sur les 25 salariés un tiers s’est concentré sur les tâches opérationnelles d’empaquetage et logistique notamment.

+20 % de commandes la première semaine de crise, chez les cafés Lobodis à Bain-de-Bretagne

« Nous n’avons aucun problème de transporteurs pour alimenter les entrepôts et points de vente, toute la chaîne est mobilisée. Vous savez, dans la filière alimentaire ce sont des gens de « devoir », les transporteurs sont aussi dans cet état d’esprit… Nous avons une mission commune. Dans cet épisode, nous nous préservons les uns les autres. Nous avons modifié nos habitudes de travail, s’il y a du monde sur le quai alors le chauffeur ne descend pas, et nous chargeons nous-même les camions, afin d’éviter les contacts.

Quant a la transmission du virus via les colis, nous préconisons de jeter les emballages externes à la livraison du colis, le produit peut aussi rester 4h sans être touché… et bien sûr les gestes habituels de lavage de main, d’utilisation de vinaigre blanc pour désinfecter…On apprend et on s’adapte, au fur et à mesure. Chaque jour, il faut faire face aux réalités. C’est inédit comme situation. La filière réagit avec sangfroid et responsabilité ».

 

AUGMENTATION DES HEURES DE CONDUITE DES TRANSPORTEURS :

Un arrêté du 20 mars 2020 porte dérogation aux règles, en matière de temps de conduite pour le transport routier national et international de marchandises, pour une durée de 30 jours.

(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do? cidTexte=JORFTEXT000041741033&dateTexte=&categorieLien=id)

• Augmentation de la durée journalière de conduite, dans la limite de 10h par jour ou de 11h par jour deux fois par semaine ;

• Augmentation de la durée hebdomadaire de conduite, dans la limite de 60h par semaine et de 102 heures sur deux semaines consécutives, à condition que ces augmentations respectent les dispositions légales et réglementaires relatives au temps de travail et au repos applicables aux conducteurs.

Laora Maudieu

L'auteur Laora Maudieu

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