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ImmobilierNotariat

Baromètres des notaires : hausse des prix à Rennes

+10 % pour les maisons, +8 % pour les appartements anciens, +7 % pour les appartements neufs

Le Président de la Chambre des Notaires d’Ille-et-Vilaine, Gwendal Texier, a dressé un état des lieux du marché immobilier bretillien. Pas de bulle spéculative, mais la demande en logements ne cesse de croître dans le département, et très fortement sur Rennes.

baromètre des notaires
Maîtres Marc Laisné, Gwendal Texier et Yves De Langlois, ont présenté les chiffres du marché immobilier à Rennes

Le volume des ventes en baisse

« En volume de vente, les deux années précédentes étaient des années records » rappelle Gwendal Texier. Des augmentations de l’ordre de 30 % en volume de vente entre 2016 et 2017. Sur l’année glissante juin 2018-2019, et tous biens confondus la baisse est légère sur la Cour d’Appel de Rennes : -1 %. « PLUI en cours de révision, les élections municipales qui s’annoncent… On voit surtout la baisse sur les projets d’appartements neufs : -7 % »

Ainsi en Ille-et-Vilaine on compte 5 407 ventes de maisons anciennes sur une année et 3 415 ventes d’appartements anciens.
À Rennes ce sont à peine plus de 1 700 ventes d’appartements anciens sur une année, et pas même 200 maisons… Dans le détail pour les maisons : 39 transactions quartier Thabor Saint-Hélier (prix médian 614 000 €, +17 %), 54 transactions Sud-gare (prix médian 388 300 €, +4,9 %), 65 transactions Francisco-Ferrer Poterie (prix médian 345 000 €, +11,3 %), 28 transactions Maurepas Patton (prix médian 329 400 €, +9,6 %).

Hausse générale des prix

Après deux années d’augmentation modérées des prix (+3 %), les notaires bretilliens notent une accélération de la hausse. Si l’on considère les appartements anciens, c’est +8,4 % à Rennes, +14,1 % à Vitré, et même à Fougères qui détient les plus bas prix +2,7 % :

Évolution des prix sur une année (juin 2018-2019)

« Il n’y a pas de bulle spéculative, » précise maître Marc Laisné. « Ce ne sont pas des investisseurs qui font s’envoler les prix à Rennes, ce sont des gens qui ont la volonté de vivre ici, car c’est une ville dynamique, attractive. Pour ce qui est des acheteurs parisiens, ils ne représentent que 7 à 8 % des achats dans mon cabinet. On voit aussi beaucoup de Bretons, des parents qui achètent pour leurs enfants étudiants, car il y a une pénurie de logement pour eux sur Rennes, c’est flagrant cette rentrée 2019. »

« On sait que 4 % des transactions d’investissement sur Rennes métropole sont pour des Franciliens… » précise Gwendal Texier. « Mais cela ne représente que 80 ventes, est-ce suffisant pour parler de mouvement ? Je ne crois pas. Et les parisiens sont d’abord locataires, ils sont donc rennais quand ils achètent deux ans après. Cela ne rentre pas dans nos chiffres. »

*Ce sont des prix médians, soit une moyenne mais ont été enlevées au préalable les transactions aux prix extrêmes (les plus hauts comme les plus bas). L‘étude prend en compte les prix sur une année glissante, entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019.

Laora Maudieu

L'auteur Laora Maudieu

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